gérer son anxiété à l'heure du coronavirus

Coronavirus : comment gérer son anxiété ?

C’est officiel, le confinement engendre davantage d’anxiété que nos conditions de vie habituelles. Pour preuve ce sondage de l’institut BVA réalisé le mois dernier. Entre le 23 et le 25 mars, soit une semaine après la mise en place de la mesure : 27 % des 2000 internautes sondés déclaraient ressentir un état d’anxiété. Le score s’est abaissé à 22% dès la semaine d’après mais, le signal est clair si l’on compare avec les chiffres de 2017. À la même période ce genre d’affection ne concernait « que » 13.5% des personnes, l’anxiété gagne donc du terrain. Comment y remédier en cette période toute particulière ?

Qu’est ce-que l’anxiété ?

Si on se refaire au dictionnaire :

 « L’anxiété est une inquiétude pénible, tension nerveuse, causée par l’incertitude, l’attente ; l’angoisse. »

Dictionnaire LAROUSSE

Le site anxiété.fr complète quant à lui la définition en ajoutant :

« L’anxiété est un phénomène normal, présent chez tous les individus ». Elle peut cependant prendre un caractère excessif et pathologique dans différentes situations : on parlera alors de troubles anxieux.

Les sujets souffrant de troubles anxieux sont envahis par ce sentiment d’inconfort ou de peur secondaire à une anticipation excessive d’éventuelles difficultés avant même que les problèmes ne soient survenus, ou avant même que le sujet ait repéré précisément ce qu’il redoute.

Les psychiatres parlent parfois de « peur sans objet ». Anxiété.fr précise également que « Trop peu d’anxiété peut parfois mettre en danger. Trop d’anxiété peut, à l’inverse, inhiber et épuiser le sujet. »

Comment gérer au mieux son anxiété à l’heure du Coronavirus ?

Quelques pistes à suivre pour mettre le curseur à la juste hauteur :

1. Prendre du recul par rapport à son anxiété

Profiter de cette période pour renouer avec soi et ses sensations intérieures. C’est le moment de se poser sur les symptômes constitutifs de notre anxiété. Quels sont ceux sur lesquels nous pouvons directement agir pour en diminuer l’importance ? Est-ce la peur d’être contaminé ? Celle de perdre son travail ? Le fait de ne plus sortir comme avant ?

Après avoir identifié les différentes causes, regardons à notre échelle quelle part nous avons à jouer pour diminuer la pression que nous nous mettons vis-à-vis de ces dernières. Nous avons effectivement toujours un rôle dans le stress qu’elles nous causent.

Pour cela il faut savoir fermer des portes et accepter le fait de ne pas voir les choses aussi loin dans le temps que l’on voudrait les envisager. Prendre étape par étape quelles incidences elles ont sur notre vie actuellement et quels moyens nous avons à mettre en face actuellement. Il faut savoir aussi accepter de ne pas avoir la main mise totale sur l’événement qui fait peur. On peut reconnaître par ailleurs que l’on a au moins un petit doigt dessus et oser le bouger !

2. Être dans l’action face à son anxiété

Cesser de tourner en boucle intellectuellement sur ce qui nous cause de l’anxiété, cesser de se dire « J’espère que telle chose ne va pas arriver » et mettre en place des solutions. Il ne s’agit pas là de trouver le vaccin ou de faire signer à notre boss l’engagement que notre boîte résistera. Il s’agit plus modestement mais bien plus efficacement de s’appliquer à respecter les consignes de distanciation et d’hygiène édictées, de se fabriquer un masque éventuellement s’il l’on n’en dispose pas ou de se couvrir d’une écharpe lorsque l’on sort.

Et de se dire : « C’est bon j’ai fait ma part, je ne peux rien faire de plus, je cesse de me chagriner à ce propos ». Oser fermer cette porte mentale comme Napoléon fermait le tiroir de sa bataille pour pouvoir s’endormir sans délai lorsqu’il était en campagne. Il s’agit peut-être aussi de faire son télétravail en respectant strictement les consignes de notre hiérarchie, de refaire son CV si l’on en ressent le besoin et de se dire : « C’est bon j’ai fait ma part, je ne peux rien faire de plus, je cesse de me chagriner à ce propos, je ferme la porte sur ce tourment ».

3. Communiquer sur son anxiété

Parler de ce qui inquiète soulage. Néanmoins il s’agit là de communiquer sur ses angoisses et non de les communiquer à autrui. Au bout d’un certain temps, évoquer sans cesse des choses négatives avec les personnes de son entourage peut rendre la communication complètement terne et ainsi alimenter le moulin à catastrophes hypothétiques. Pour éviter cet épuisement mutuel, on peut opter pour l’accompagnement d’un professionnel en la matière.

On peut aussi coucher sur papier ses pires craintes et les bruler. Voir partir en fumée de tels augures revêt souvent un caractère libérateur. On peut aussi écrire un journal ou rejoindre des forums de discussions dédiés. Une bonne manière de soulager nos proches ainsi que notre esprit.

4. Bouger et bien s’alimenter pour mieux combattre son anxiété

L’activité physique dénoue les tensions psychiques. Bien se nourrir nous donne les éléments essentiels pour que corps et esprit affrontent au mieux les situations. En route pour la gym d’intérieur et le ménage en famille. Bienvenue aux amandes, poissons, salades et fruits de saison !

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